Patrick Plattier

L'artiste en tous genres, comme il se définit lui même est tout à la fois : un musicien doué et surtout un peintre extrêmement prolixe. Après avoir initié cet été le "D conn'art" avec notamment une série de toiles stigmatisant la société de consommation, Plattier est devenu un artiste incontournable de l'île de ré. Aussi iconoclaste que généreux, son talent est à la hauteur de sa fantaisie et sa rébellion, toujours légère.

Selon Sud Ouest  dans le milieu policé de la peinture de l’île de Ré, celui qui y vit depuis vingt ans détonne. « Je dis toujours que l’art n’a pas de prix mais que le prix fait l’art. Parce que c’est exposé en galerie et cher, les gens pensent que c’est excellent. Je suis hors circuit et j’en tire ma créativité. » Définir Patrick Plattier comme simple peintre serait cependant trop réducteur. À 52 ans (« dans la farce de l’âge ! »), le « fou blanc » aime se penser comme un poète. À côté des petits boulots d’une vie manuelle – agriculteur, ostréiculteur, mareyeur – le natif de Trouville-sur-Mer n’a jamais abandonné sa première passion, la musique. « Quand j’étais petit, mon frère aîné se levait tôt pour aller bosser, remet-il. Il écoutait Hendrix, les Doors, Franck Zappa alors que je dormais encore. La musique s’est mélangée à mes rêves, ça a imprégné mon inconscient. »  

 

J’ai juste une réflexion d’homme libre, l’exprimer en peinture est une forme de résistance

Lors de vacances à l'île de Ré, Olivier Thevenon découvre les peintures de Patrick Plattier pour lesquelles il a un véritable coup de foudre. Il convainc son fils Vincent de les éditer, le succès immédiat ne s'est jamais démenti depuis 2010.