Stella Cadente

Pour Stella Cadente, « étoile filante » en italien, chaque jour est un happening où elle réinvente le quotidien au cœur de restaurants, hôtels, boutiques et expositions.  « Je suis née à Paris mais j’ai toujours eu l’impression de venir d’ailleurs. Ma famille paternelle a fui la révolution bolchévique pour débarquer ici avec meubles et souvenirs. Ils n’ont jamais quitté l’immense appartement de la Plaine Monceau où ils avaient atterri en 1917 ; nous étions une vingtaine à déambuler dans ses 400 m2remplis de bruit, de rires et d’histoires. 

Les années 1990 l’invitent à travailler pour de grandes maisons. Elle ouvre une minuscule boutique rue Michel Leconte, à Paris, et travaille en même temps pour Cacharel et Corinne Cobson. Le succès lui sourit. Ses créations fantasmatiques séduisent « les femmes hors normes ».  Elle jongle avec les fourrures, les plumes, les broderies, les mélanges improbables de motifs dans une mode joyeuse et bohème, comme elle. 

Le duo de créateurs Stella Cadente et Florian Claudel séduit par un univers enchanté aux limites des contes fantastiques. « On habille les endroits comme on habillerait une femme, disent-ils en chœur, d’objets chinés partout ou fabriqués sur-mesure. » Ils ont comme premier terrain de jeu une belle demeure du XIXe siècle, située au cœur de la cité médiévale de Provins.

Toujours entre deux avions, Stella et Florian parcourent le monde, quitte à faire un saut de puce à Paris entre un vol arrivé de Shangai et un départ imminent pour Casablanca.

Un créateur est avide de tout. Il m’est impossible d’aimer les vêtements et de ne pas aimer les objets. Tout est lié. J’ai un appétit de vivre insatiable

De ses collaborations hétéroclites, elle tire une modeste fierté : se donner à fond pour les autres. Le signe de sa grande générosité. Chanel, Paul Ka, Swarovski, Rimmel, Helena Rubinstein, Skoda, Nespresso, lingerie Rosy, Maison Thevenon ou Playboy, elle partage avec les marques la poésie et son âme slave.